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Partage de midi, |
Partage de midi
1 - Le drame
Partage de Midi est un drame en trois actes, qui porte partout les marques du haut style tout en mêlant avec la liberté du grand art plusieurs niveaux de langage. Il est écrit en vers libres, c'est-à-dire, selon Claudel lui-même, des vers qui, "s'ils ne peuvent se scander", présentent une unité respiratoire, musicale, intelligible, émotive (Claudel expose ces idées dans une lettre au premier critique de Partage, Eugène Marsan, que publie François Chapon).
Ce drame met aux prises quatre personnages : Ysé - seule
femme - et trois hommes : de Ciz, son mari, Amalric, son amant,
et Mesa, sa passion. Son sujet, tel que la citation d'Osée
(11, 4), qui en est la clé secrète, le donne à
comprendre dans la Préface de 1948, est la souffrance du
jeune Mesa qu'une passion amoureuse destructrice reconduit paradoxalement
à Dieu, après qu'une fausse vocation monastique l'en
avait éloigné.
Le premier acte rassemble sur le pont d'un paquebot les quatre personnages
qui se rendent en Chine. C'est midi et le soleil est aveuglant,
mortel. Commence un huis clos symbolique. Quelque part au milieu
de la mer et de la vie, quatre personnages passent la ligne sans
retour. Trois aventuriers et un fonctionnaire aux beaux jours du
colonialisme, croirait-on tout d'abord, car la pièce commence
par une comédie de mœurs qui sert d'allumage au drame qui
va suivre. Ciz s'apprête à exploiter le fonctionnaire
qui s'intéresse à sa femme, tandis qu'Amalric, qui
regrette de ne pas l'avoir épousée dix ans plus tôt,
tente aussi sa chance, mais comprend vite que son heure n'est pas
encore venue. Au contraire, Mesa se prend de passion immédiate
et dévorante pour la blonde Ysé à qui il confie
son désarroi : quand il a voulu se faire moine, Dieu l'a
rejeté, et voilà que, le péché venant
s'ajouter à l'humiliation, il s'éprend maintenant
d'une femme interdite ! Or, comme cette femme véritablement
fatale - et elle seule - a la clé de son âme, "le chemin de Dieu se trouve barré par un obstacle irréductible", écrit Claudel dans sa préface tardive. Cet
obstacle est le sacrement du mariage. Ysé est une femme mariée.
Le deuxième acte se passe quelques jours après le
débarquement à Hongkong, dans un cimetière.
Une référence claire à Hamlet, le collage de
citations tirées tant de Pierre Loti que des Évangiles,
et surtout une parenté troublante avec les amours adultères
de David et de Bethsabée rendent l'arrière-plan moins
évidemment réaliste que le navire de l'acte précédent.
Tandis que Ciz hésite à risquer sa vie dans un voyage
où l'attirent des affaires lucratives, mais louches et dangereuses,
Mesa et Ysé se déclarent leur passion dans un grand
duo opératique. Ils complotent contre Ciz, et parviennent
à le décider à partir, espérant s'en
débarrasser définitivement (comme le roi David s'arrange
à faire mourir à la guerre Urie, le mari de Bethsabée).
L'acte se termine sur une citation blasphématoire des Évangiles
(Matt. 15, 28) qui achève de camper Mesa en faux ami et en
traître, tandis qu'Ysé avait su retrouver, pour condamner
son mari, les termes du reniement de saint Pierre (Matt. 26, 72).
Dans cet acte, la passion survoltée des amants est donc entièrement
soumise à l'attraction du mal et de la mort. C'est le moment
où, comme dit l'auteur, "la chair désire contre
l'esprit".
En dépit du bruit et de la fureur d'une insurrection qui
menace les Européens du Sud de la Chine, le troisième
acte transpose l'action sur le plan des fins dernières. La
proposition essentielle du drame se fait jour : "la cause
de l'esprit qui désire contre la chair" sera désormais
plaidée "dans toute son atrocité" et "jusqu'à épuisement du dossier". C'est le soir
et bientôt la nuit. Retirée chez elle, Ysé attend
le retour de son homme, cet Amalric avec qui elle s'est mise en
ménage. On entend pleurer dans une autre chambre l'enfant
qu'elle a eu de Mesa, un Mesa qu'elle a plaqué au moment
où ils se sont résolus à se quitter momentanément
pour qu'elle puisse cacher sa grossesse (les relations affichées
du consul Claudel et de Mme Vetch avaient scandalisé dans
la colonie française de Fou-tcheou). Ysé fait le point
sur sa liaison passée - mortifère, mais flamboyante
-, tandis qu'Amalric lui annonce qu'ils vont sauter tout à
l'heure dans leur maison minée : mieux vaut mourir que de
tomber aux mains des insurgés (les Boxers, sans doute). Il
sort pour mettre la dernière main aux préparatifs
de l'explosion, et c'est alors Mesa qui entre, venu on ne sait d'où
pour la sauver, elle et leur fils. Il lui adresse les reproches
les plus amers, auxquels elle oppose un mutisme total. La scène
qu'on devine en soi interminable est finalement interrompue par
le retour d'Amalric. Sommée de choisir entre ses deux amants,
c'est lui qu'Ysé décide de suivre. Sa trahison est
confirmée. Les deux hommes en viennent aux mains. Amalric
a le dessus. Le couple opportuniste abandonne Mesa blessé
après l'avoir dépouillé de son laissez-passer
et s'être abaissé jusqu'à lui fouiller les poches.
Au moment où elle veut l'emporter avec elle, Ysé s'aperçoit
que son enfant est mort. Mesa, qui demeure seul dans la maison minée,
s'adresse à Dieu en un monologue familier et sublime à
la fois. Il s'interroge sur le sens de sa vie, de sa passion, examine
sa conduite, confesse son péché, implore enfin de
mourir. Ysé réapparaît soudain. Sur un coup
de tête, semble-t-il, elle a abandonné Amalric. Comme
entre-temps Ciz est mort, ce qui lève l'interdit qui pesait
sur l'union des amants catholiques, ils s'épousent à
l'article de la mort dans un rituel où la passion profane
et profanatrice se mêle indissociablement à la foi
la plus ardente et aux sacrements mêmes de l'Église.
Le rideau tombe au moment où Mesa achève de dire cette
"messe d'août" à laquelle ils fournissent,
en mourant réellement, le corps et le sang d'un sacrifice
symbolique. Le comble de l'exaltation amoureuse et religieuse est
alors atteint en une véritable apothéose de l'amour,
et personne ne doute, dans la salle, que de tels amants, qui jubilent
de se livrer aux puissances du feu et de la nuit, sont entrés
tout vifs dans l'au-delà.
2 -- Commentaire
Attaché à suivre l'intrigue, le récit que
nous venons de lire montre que l'auteur transforme peu à
peu en une aventure mystagogique une action dont les valeurs et
les repères sont au premier acte fortement ancrés
dans le monde physique, matériel. Mais insensiblement, les
personnages, qui se présentent tout d'abord de façon
réaliste, se métamorphosent sous nos yeux, puis ils
entrent dans un processus de réalisation de leur être
profond, que seule la passion permet de mener à son terme.
Dans un premier stade, ils semblent styliser leur propre rôle,
jusqu'à frôler la caricature sociale et morale, cependant
que, toujours plus attirés par l'orientation symbolique que
prend leur vie, ils mettent au clair la nature du désir qui
les détermine ou s'y soumettent obscurément. Au cours
d'une sorte d'initiation aux voies du cœur, la belle Madame de
Ciz est instruite par Mesa - personnage en charge du pitoyable "moi" social du jeune poète, mais dont le regard spirituel,
animé par un désir d'absolu, absorbe progressivement
le principe vital des autres personnages, et les ordonne à
la subjectivité de l'auteur. Pour complaire à Mesa,
qu'elle appelle alors "son professeur", Ysé accepte
tout d'abord de jouer (à contre-emploi !) le rôle de
la femme interdite. Puis entrant par la porte du crime dans le mystère
de la mort, elle devient (et ne représente plus seulement)
l'âme féminine du héros vouée aux souffrances
du purgatoire, tandis que lui-même, rendu tout entier esprit,
célèbre sa libération des contingences de l'amour,
dans une apothéose victorieuse ("le grand Mâle
dans la gloire de Dieu, l'homme dans la splendeur de l'août,
l'Esprit vainqueur dans la transfiguration de Midi"). On comprend
dès lors que la dernière apparition d'Ysé,
cette âme-femme dont Mesa doit triompher au moment de la mue
ultime, la montre "en état de transe hypnotique",
errant dans sa maison abandonnée comme une sorte de fantôme
désolé, avant que, son sacrifice accompli, elle se
mue en muse jubilante et disparaisse dans la nuit inspiratrice.
Cette dame blanche qui rejoint Mesa non pour tenter de le faire
échapper, mais pour se hausser avec lui aux sommets d'une
rédemption poétique et mystique, est-ce bien la réelle
Ysé - une Ysé qui se serait soudain "convertie" à la religion, comme le pensent certains -, ou est-ce
plutôt une Ysé hallucinée que le blessé
rivé à son lit de mort (un canapé !) convoque
illusoirement ? Il est impossible de trancher, sans doute parce
que le final se joue à plusieurs niveaux ("Je pense
toujours plusieurs choses à la fois", écrit
Claudel à son critique Marsan). Les premiers niveaux sont
ceux d'une réalité fictionnelle où l'auteur,
malheureux en amour, libère un fantasme compensateur, dont
on ne sait s'il faut le créditer à l'imaginaire du
drame ou le réserver aux hallucinations du seul héros
en qui tous les enjeux de l'action sont sur le point de se résorber.
Ensuite, seulement, apparaît le niveau des causes dernières
où la passion et la douleur sondées par une conscience
désespérée prennent enfin sens : "Pourquoi
? Pourquoi cette femme ? pourquoi la femme tout d'un coup sur ce
bateau ?" Que Mesa et Ysé recomposent la figure du
couple originel de la Genèse ("Et Dieu créa
l'homme à son image, il les créa mâle et femelle"), et toute l'aventure passionnelle tragique de Mesa-Claudel
s'insère dans un ordre sacré imaginaire (que fonde
solennellement le pseudo-rite eucharistique), dans un ordre cosmique
symbolique (la légende chinoise des amants stellaires qui
chaque année s'affrontent sans jamais pouvoir se rejoindre
de part et d'autre de la voie lactée), enfin dans l'ordre
religieux que l'auteur tenait pour véritable (le récit
biblique de David et de Bethsabée, amants adultères
et criminels qui figurent parmi les ancêtres du Christ, comme
le poète catholique ne manque pas de le rappeler).
Si l'on peut parler de Mesa-Claudel, c'est qu'un enjeu autobiographique
aigu est en cause. Restant sans nouvelles de Rosalie Vetch, la femme
qu'il aime passionnément, avec laquelle il a vécu
plusieurs années, mais dont il lui faut se séparer
temporairement tout en s'apprêtant à la rejoindre -,
puis apprenant qu'elle en aime un autre et qu'il l'a sans doute
perdue, Claudel devient fou de douleur. Il se sent alors doublement
trahi : ni Dieu n'a voulu de lui, quelques années auparavant,
quand il a cru pouvoir entrer dans les ordres et qu'on l'a renvoyé
dans le monde (deuxième séjour du diplomate en Chine),
ni la femme qu'il aime et dont il se croyait payé en retour
n'a su garder sa foi. Incapable d'accepter la ruine de son amour,
il cherche alors à rejoindre sa Béatrice, mais elle
se dérobe et bientôt, poursuivie, elle prend la fuite.
C'est dans ces circonstances dramatiques que le poète commence
d'écrire Partage de midi. De cette première version
de l'œuvre, il subsiste trois états successifs dont le dernier
parvient à trouver une issue au tragique de l'être
abandonné, rejeté dans les ténèbres
extérieures : silence de Dieu, silence de la femme aimée.
Dans la dernière scène, la fin de la passion est déniée,
la douleur extrême qui subsiste pourtant est convertie en
expiation grandiose, la séparation élargit l'espace
aux dimensions du cosmos, l'épreuve de la privation transforme
les amants en héros, bref l'auteur surdimensionne sa propre
vie à la hauteur du malheur qu'il subit, tant et si bien
qu'il la transfigure.
La pièce trouve dans ce geste d'appropriation son enjeu artistique
propre. Le poète oriente la forme théâtrale
vers une assomption du sujet autobiographique, alors que cette forme
se définit au contraire par l'affrontement des volontés
et le concert des voix. L'action est dramatique, certes, mais l'écriture
tend vers ce dithyrambe dont est issue la tragédie grecque
et avec lequel le poète cherchera à renouer, récrivant
Tête d'Or au soir de sa vie
(tentative vite interrompue). Dans son importance considérable,
la voix lyrique (Mesa) fait entendre la douleur suscitant son écho
féminin (Ysé). Engagée par un quatuor de forces
et de voix bien équilibrées, la pièce entreprend
de se confondre toujours davantage avec l'expression d'une conscience
isolée qui, se confrontant héroïquement avec
la mort, ose interroger et finalement assumer le silence de l'abîme
("Sygè l'Abîme", mots ultimes de Connaissance
de l'Est). Toute l'aventure, qui fut celle de quatre ou
cinq personnes livrées les unes aux autres au gré
d'une rencontre hasardeuse, est progressivement saisie par une écriture
qui ordonne à la seule destinée spirituelle du poète
ce qui fut soumis alors aux circonstances et aux aléas de
la vie (notamment sociale), et parvient à satisfaire supérieurement
l'exigence de sens d'un être qui s'affirme ainsi comme réellement
unique et, sinon divin, à l'image de Dieu.
3 - Le texte
La première version de Partage de midi (1905) a été
éditée à compte d'auteur en 1906 par la Bibliothèque
de l'Occident qui en a donné un tirage limité à
150 exemplaires dont la plupart furent adressés sous le sceau
du secret à un cercle restreint d'amis de l'auteur. Par discrétion
et scrupule, Claudel s'est longtemps interdit de répandre
son œuvre en France. Une édition publique de ce texte sera
publiée au Mercure de France en 1948 seulement, c'est-à-dire
au moment où Claudel donne sa pièce à Barrault.
Il s'était alors réconcilié depuis longtemps
avec Rosalie Lintner - il lui versait une pension à elle
et à leur fille Louise -, il avait écrit Le
Soulier de satin inspiré lui aussi (mais de plus
loin) de la passion de Fou-tcheou, il l'avait fait jouer. Ayant
finalement accepté de monter Partage, y travaillant
avec Jean-Louis Barrault, il a ressenti le besoin de donner un portrait
moins inéquitable d'Ysé, de débarrasser le
texte de son "accoutrement lyrique", et de donner une
fin édifiante à l'aventure. Ni le sens, ni l'art des
nouvelles versions qu'il écrit alors dans l'urgence de la
représentation scénique ne sont plus les mêmes.
D'une part, il a voulu que le drame tourne à la parabole.
D'autre part, il a fait disparaître de son écriture
les marques - ou les stigmates, comme on veut - de l'expressionnisme.
On lira Partage de midi dans l'édition qu'en a donnée
Gérald Antoine (folio-théâtre, Gallimard,
1994). Cet ouvrage contient le texte intégral de la première
version complète de 1905 ainsi que les états inachevés
antérieurs jusqu'alors inédits, une préface
biographique, une chronologie, des notes sur le texte, des extraits
ayant trait au drame de la correspondance tardive du poète
et de sa bien-aimée, une bibliographie, enfin un essai critique.
Il s'ouvre sur la préface que le dramaturge écrivit
en 1948 pour introduire la publication tardive de l'œuvre. Ce texte
bref, mais essentiel permet de comprendre les nouvelles versions
à la lumière des intentions qui ont présidé
tant aux retouches disséminées un peu partout qu'à
la refonte de certains passages des deuxième et troisième
actes (ces versions de 1948 et de 1949, la préface de 1948
et une présentation destinée à la presse figurent
dans les Œuvres complètes, t. XI, 1957).
La Pléiade a également publié la version de
1905, suivie de la nouvelle version pour la scène de 1949
(Théâtre, t. 1, 1956, Introduction de Jacques Madaule).
Gérald Antoine a présenté en un volume qui
tient lieu de complément à son édition parue
dans la collection folio, un ouvrage regroupant des commentaires
de Claudel et des variantes des différentes versions, classées
en fonction des procédés mis en œuvre par la réécriture
(Paul Claudel, Partage de midi, un drame revisité
: 1948-1949, édition de Gérald Antoine, L'Âge
d'Homme, Lausanne (Suisse), 1997).
Si l'on oublie quelques représentations parisiennes furtives
et fugitives, on peut dire que le drame fut représenté
officiellement pour la première fois en France par Jean-Louis
Barrault en 1948 (Première le 16 décembre). Edwige
Feuillère tenait le rôle d'Ysé, Jean-Louis Barrault
celui de Mesa, Pierre Brasseur jouait Amalric, Jacques Dacqmine
était de Ciz. La correspondance Claudel-Barrault contient
une série de lettres sur Partage de midi (Cahiers
Paul Claudel 10, Gallimard, 1974, lettres 118 à 135, et Œuvres
complètes, t. XI).
Sous le titre Mittagswende, le drame avait été représenté
en allemand au Städtisches Opern und Schauspielhaus Hannover
(première mondiale : 25 mai 1922).
4 - Bibliographie
Gérald Antoine, "L'expression du Tragique dans
Partage de midi", in Jean Jacquot et al., Le Théâtre
tragique, éd. du CNRS, 1962.
Moriaki Watanabé, "La création du personnage d'Amalric", Études de langue et littérature françaises
n°1, Tokyo, 1962.
François Chapon, "Partage de midi vient de paraître (1906)
", Bulletin de la Société Paul Claudel n°24, oct. -
nov. - déc. 1966.
Marianne Mercier-Campiche, Le Théâtre de Claudel ou la puissance
du grief et de la passion, Pauvert, 1968.
Moriaki Watanabé, "Le 'Don', ou la logique dramatique de Partage
de midi", Paul Claudel 5, RLM nos 180-182, Minard, 1968 (3).
Moriaki Watanabé, "Le nom d'Ysé, le mythe solaire japonais
et la genèse du personnage", Revue d'histoire littéraire
de la France, janvier-février 1969.
Michel Malicet, "Orphée et Eurydice ou l'histoire d'une image", Paul Claudel 7, RLM nos 245 - 248, Minard, 1970 (5).
Michel Lioure, L'Esthétique dramatique de Paul Claudel, Armand
Colin, 1971.
Michel Malicet, "La scène de transe", Paul Claudel
8, RLM nos 271-275, Minard, 1971 (4).
Aimé Becker, Claudel et l'interlocuteur invisible, le drame de l'appel,
Nizet, 1974.
Michel Malicet, Lecture psychanalytique de l'œuvre de Claudel, t. 2
" le monde imaginaire ", Les Belles Lettres, 1978.
Anne Ubersfeld, Anne Ubersfeld lit Paul Claudel, Partage de midi,
Temps actuels, 1981.
Pierre Brunel, "Partage de midi et le mythe de Tristan",
Paul Claudel 14, Lettres modernes, Minard, 1985 (5).
Antoinette Weber-Caflisch, "Partage de midi : mythe et autobiographie", Paul Claudel 14, Lettres modernes, Minard, 1985 (5).
Antoinette Weber-Caflisch, "Le nom de son rival : essai sur l'histoire
du texte de Partage de midi", Cahiers de textologie n°1, Minard,
Paris, 1986.
Antoinette Weber-Caflisch, "Partage de midi ou l'autobiographie au
théâtre", Paul Claudel, Les Cahiers de l'Herne,
Ed. de l'Herne, Paris, 1997.
Mitchell Shackleton, "Le lyrique et le dramatique dans Partage de midi
: du brouillon manuscrit à la version de 1906", Le Dramatique
et le lyrique dans l'écriture et la poétique théâtrale
des XIXe et XXe siècles, Presses universitaires franc-comtoises,
870, Les Belles Lettres, 2002.
Antoinette Weber-Caflisch
(Université de Genève)
| Extrait: PARTAGE DE MIDI, PREMIÈRE VERSION |
|
"(
) YSÉ. - Mesa, je suis Ysé, c'est moi. MESA. - Il est trop tard. Tout est fini. Pourquoi venez-vous me rechercher ? YSÉ . - Ne vous ai-je pas trouvé ? MESA. - Tout est fini ! Je ne vous attendais pas. J'avais si bien arrangé De me retirer, de me sortir d'entre les hommes, c'était fait ! Pourquoi venez-vous me rechercher ? pourquoi venez-vous me déranger ? YSÉ. - C'est pour cela que les femmes sont faites. MESA. - J'ai eu tort, j'ai eu tort (...)" |
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