Le Repos du Septième Jour

La Chine a inspiré au poète, avec Le Repos du Septième Jour son œuvre la plus ambitieuse. Devant le malheur de son peuple menacé par un retour des morts, l'Empereur de Chine descend aux Enfers pour en connaître la raison et, après d'hallucinants face-à-face avec sa propre mère et avec le Démon, il remonte, instruit et mutilé, à la lumière pour transmettre à son fils un royaume enfin pacifié. La splendeur rituelle de la Cour, la terrifiante audace des affrontements magiques et surnaturels, la vivacité et la pénétration des dialogues théologiques font de cette œuvre limite la plus somptueuse du premier théâtre claudélien, et une œuvre en même temps que l'on a pu longtemps croire injouable. Elle a pourtant été représentée dès 1928 en Pologne, en Allemagne en 1952, en France enfin en 1965 par Pierre Franck et par Jean Bollery en 1993.

Michel AUTRAND